Blanche

 » Je suis. Je suis le cauchemar des écrivains ou autres écrivants. Je me présente lorsqu’on me craint le plus. J’incarne vos doutes, vos fuites en avant. Je suis concrète ou parfois numérique. J’ai de multiples corps, de multiples façons de me manifester. Par conséquent, vous auriez beau tout faire pour me froisser ou déchirer mes entrailles : je suis. Je suis et vous poursuis.

Celle qui est actuellement en train de lutter contre moi m’a très souvent rencontrée. Elle n’est rien de plus qu’une enfant qui pensait savoir écrire. Pas davantage que ces innombrables gamines aux trop grandes prétentions créatrices. Peut être pourrais-je vous raconter son histoire car, malgré tout souvent vaincue, j’ai longuement pris sur moi de recevoir et d’absorber ses récits.

Beaucoup les diraient totalement insignifiants, et bien que ceux-ci aient raison je me suis parfois laissée attendrir par eux, parfois laissée atteindre par la banalité de ces sentiments, par l’universalité de ce mal-être ou par l’écho de ces joies.

La vie n’est pas toujours un roman, je suis bien placée pour le savoir. La vie n’est même souvent rien en comparaison d’une nouvelle. Pensez à ces pauvres gens obligés d’écrire des dizaines de pages sur la vie de personnes soit-disant intéressantes, tout du moins célèbres. Rares sont les vies remplies de grandes péripéties ou de multiples quiproquos. A vrai dire le plus souvent les Hommes et peut être davantage les écrivants, se contentent de la regarder filer, de se laisser porter par elle quitte à ne jamais rien réaliser.

Oui, car quoi qu’ils disent, nous vivons dans un monde qui restreint les rêves. On nous répète de les suivre tout en lustrant le boulet soigneusement attaché à nos chevilles. Pour reprendre l’exemple de ma jeune et faible adversaire, ce boulet n’est qu’un amas de vieilles rancœurs et de ce fameux manque d’estime personnel, si commun qu’il en devient presque vulgaire. On pourrait longuement chercher un élément déclencheur à ses blocages, une méchante belle-mère, un machiavélique sorcier.. Non définitivement, il ne s’agit pas d’un conte. Il ne s’agit que d’erreurs humaines. De celles qu’on ne peut décemment pas reprocher. Il n’y eu jamais de grands éclats, il n’y eu aucuns grands déchirements, il n’y en aura certainement jamais. Pourtant cette souffrance, ce boulet, ces entraves à des rêves qu’elle refuse ne serait-ce que de formuler : tout cela est bien réel.

Alors, si même cette personne dénuée de tout élément romanesque, cette personne qui n’a jamais rencontré de réels obstacles, si même elle est incapable de suivre ses rêves : qui le pourrait ? J’ai été à maintes reprises, l’image, le constat, d’un rêve inaccessible. Je me suis présentée à elle, la privant de ses mots, de son exutoire. Moi la page blanche. Je lui ai craché au visage l’absence de sa créativité face à la grande performance de ses fuites.

Si parfois je le regrette, ma suprématie s’impose d’année en année, aidée par un drôle de sentiment. Ce sentiment de lassitude face à ses propres écrits. Il paraît qu’il faut écrire sur ce que l’on connaît et c’est ce qu’elle a fait, durant des années. Mais lorsque rien ne change…

Je suis. Je reste. Blanche. »

pageblanche-a8787.1294397714

Parce qu’ici c’est chez moi et que je fais bien ce que je veux. Premier texte lâché ici. Parce qu’avant, j’écrivais.

Lully
Listenning to : While my guitar gently weeps – Across the universe
With every mistake we must surely be learning. Still my guitar gently weeps.

Les fameux Claudette’s Cakes

La cuisine, c’est une histoire de transmission.

Autant en salé il est possible, avec du talent et de l’intuition, de créer un plat par simple association de saveurs, autant en pâtisserie…
Disons qu’à moins d’être un grand pâtissier (qui s’apparente davantage au précis chimiste qu’au vague bricoleur) il est bien aventureux de tenter de créer quoi que ce soit.
Donc non, les recettes présentes ici ne sont pas les miennes. Je n’ai rien inventé et je ne me permettrais jamais de me les approprier.

Cela étant dit, il y a ces recettes dont on finit par oublier l’origine.. Impossible de se souvenir où on a bien pu la trouver tant elle passe de mains en mains, tant elle est bonne et efficace.
C’est le cas de la recette à venir. C’est pourquoi je l’ai surnommée du nom de celle qui nous l’a donnée : Claudette une amie de ma maman.

C’est bien simple, si vous êtes un de mes proches et que vous m’avez vu au cours des deux dernières années : vous les avez forcément goûtés ! Parce que cette recette, en plus d’être excellente, est extrêmement rapide.
Qui plus est.. J’ai toujours de quoi en faire chez moi.

Et si vous avez, ne serait ce qu’un peu, une âme de cuisinier, vous avez certainement de quoi en faire dans votre placard, là, tout de suite.

(Comment ça, j’incite à la débauche ?)

Effectivement avec 200g de chocolat noir, 200g de beurre salé, 150g de sucre, 80g de farine et 4oeufs, vous obtiendrez 12 délicieux fondants au chocolat en 14min chrono !(Bon ok, il vous faut de petits moules en silicones également, mais ils valent l’investissement, croyez moi !)

Coté recette, difficile de faire plus simple :
Tout mélanger, mettre dans les moules, enfourner.

Un coup de micro ondes pour le beurre, le chocolat et le sucre, on y ajoute ensuite les œufs et la farine, on verse dans les moules : 8 à 9min dans un four à 230°C et c’est fait !
Oui parce que lorsque je vous disais 14min chrono, ça comprenait le temps de cuisson ! D’ailleurs pendant ce temps là vous avez largement le temps de nettoyer votre plat et votre plan de travail.. Royal !

Disons le, tout est dans la cuisson. Et comme les fours ne sont pas toujours fiables ou semble parfois capricieux, il vous reste vos yeux.
L’indicateur de bonne cuisson ? Lorsqu’ils commencent à craqueler sur le dessus.

Vous pouvez d’ailleurs faire cette recette dans un grand plat mais dans ce cas là il vous faudra surveiller la cuisson est certainement baisser la température en fin de parcours.. L’indicateur de cuisson sera toujours le même (Juste bien laisser refroidir avant de démouler !)

Alors.. Heureux ?
(Pardon, je devais la faire.)

Je vous laisse vous jeter sur vos placards à la recherche des bons ingrédients.. Je crois que j’ai fait mon quota d’incitation au vice pour ce soir. Mais vous ne passerez pas à coté d’un article « Pimp my cake ».. Bah oui, juste un fondant avec autant de beurre que de chocolat, c’est trop raisonnable ! Il vous faut bien un caramel au beurre salé avec.. Simple exemple !

A bientôt pour d’autres gourmandises 🙂

Lully
Listenning to : Settle down – Kimbra
I wanna settle down, Won’t you settle down with me?

Une recette de Pancakes qui roxx du poney fringant

Ce soir, on m’a rappelé que j’avais un blog. Et que pour un blog au moins à moitié culinaire, il était bien peu nourri.
Alors considérant le fait que je suis davantage réputée pour pousser à la gourmandise qu’au jeûne.. Ne laissons pas ce pauvre blogounet affamé et agissons !

Les Brunchs, c’est la vie. Pancakes, Chocolat chaud et un ptit jus !

Aujourd’hui je vais donc vous parler d’une recette de pancakes. Rien de sorcier me dira-t-on. En même temps, je n’ai jamais proclamé être la reine de l’extrait de vanille ou des blancs montés en neige (bien que cette tâche me sois attribuée systématiquement chez moi : étant manifestement la plus patiente de la maisonnée.. C’est dire !)

Rien de bien sorcier donc, certes. Mais cela dit j’ai bien dû essayer 3 ou 4 recettes avant de tomber sur celle-ci et d’en tomber amoureuse. Des pancakes légers, aérés, peu sucrés et sexy à souhait. Certes il ne s’agit certainement pas de la recette originale mais : Who cares ?
Spéciale dédicace à mon Panda préféré à qui j’ai fait quelques fournées à des heures indues et qui les nomme les PAN-CA-KESS sacrés. (Ok, j’ai peut être rajouté le « sacrés », mais ça sonnait bien.)

Assez de blabla, passons à la pratique.

Il vous faut 250g de farine, 1 cuillère à soupe (cs. pour les intimes) de sucre, 1 sachet de sucre vanillé, 1 demi sachet de levure, 37,5cl de lait (oui je sais, c’est précis. Cela dit si vous en mettez 38 on s’en remettera tous !), 2oeufs, 1 pincée de sel, 50g de beurre.

Vous choppez la farine, les sucres, la levure, bref toutes les poudres et vous mélangez tout ça. On y ajoute les 37,75cl de lait (parce que 37,5 précis c’est un peu impossible à faire) qui aura été préalablement battu avec les deux jaunes d’oeufs.
Votre pâte est toute liquide toute lisse et sexy. On va maintenant la rendre aérienne et sensuelle (Oui, parfois, quand je parle cuisine, on dirait que je parle d’autre chose, pardon.) Vous allez maintenant ajouter les blancs montés en neige (la pincée de sel peut servir à ce moment là pour faciliter le processus.) Ils n’ont pas besoin d’être extrêmement fermes, mais si vous en avez la patience, allez-y, le rendu ne sera que meilleur.
On prend le temps d’intégrer les blancs délicatement et hop, voilà une pâte qui a doublé de volume et de point de charisme.
Encore quelques points de charisme avec l’ajout du gras sous la forme magnifique du beurre fondue et nous voilà prêt. (A savoir qu’on peut remplacer le beurre par un peu d’huile et baisser la quantité pour celles qui cupabilisent. L’important c’est que ça glisse suffisament pour ne pas accrocher à peine posé sur la poèle.)

Pas de temps de pause, on peut y aller directement pour la cuisson. Dans une plaque vaguement huilée (on ne fait pas frire un pancakes : NON !) et chauffée à feu moyen on verse une petite dose de la pâte et on laisse faire la nature. Bon, je suis certainement une grande folle, mais personnellement je regarde ça avec de grands yeux émerveillés. Effectivement de petites bulles vont se former sur le pancakes et une fois qu’il est quasiment intégralement cuit, on le retourne. Simplement pour le dorer de l’autre coté.


Nous voilà à présent à une étape tout à fait incontournable de la recette : la tradition du premier pancakes. Et oui, il faut bien vérifier qu’elle roxx du poney. Alors.. On goûte, et on fait tourner. A la vôtre !

Ensuite ? Il n’y a qu’à réitérer l’opération, encore et encore pour arriver à une jolie pile que vous engloutirez beaucoup plus vite que vous ne le pensez !

A manger avec tout et n’importe quoi. Comme ils sont peu sucrés on peut un peu cartonner sur l’accompagnement, ça ne serait jamais trop lourd (Hmmm graaaas, Hmmmm sucréééé. Oh pardon.)
L’indispensable sirop d’érable, l’incoutournable nutella, l’excellent sucre-citron, le tout à fait vicieux beurre de cacahuète-confiture.. Pourquoi choisir ? Vu la pile, vous avez de quoi vous faire plaisir !


Oh et.. Vous ai-je parlé de la tradition du dernier pancakes ?

Bon appétit !

Lully
Listenning To : Marina and the Diamonds – Mowgli’s Road
Ten silvers spoon in coming after me, one life with one dream on repeat..

L’art c’est bon, mangez-en.

Si on devait me définir en un terme cela pourrait être : passionnée. Bon d’accord « chieuse » fonctionne également, mais vous aurez l’occasion de l’apprécier tout au long de ces pages alors.. Pourquoi le développer ?

Je suis donc une grande passionnée doublée d’une artiste raté. L’art au sens large, m’attire depuis toujours. Ayant été élevée par un papa grand mélomane et une maman manuelle et créative, on peut dire que j’ai été à bonne école. La musique, la danse, l’écrit, le dessin.. J’exerce toutes ces activités artistiques, avec grand plaisir à défaut de talent. Ce n’est pas pour rien que j’ai fini par échouer en médiation culturelle : grand cimetière des artistes manqués.:D

Mais au delà de ces arts dits prestigieux ou encore académiques, une de mes grandes passions reste : l’art culinaire.
Ma maman m’a toujours dit « Ma fille, un homme, c’est comme une casserole : ça se tient par la queue et par la bouffe. ». Sur cet enseignement plein de profondeur et de bon sens, j’ai vite réalisé que l’estomac était toujours un excellent biais pour partager et se rapprocher des gens.
Et oui, avec un beau gâteau dans les mains, les gens vous regarde très vite différemment, et croyez moi ça fonctionne également avec la gente féminine !

Cookies au chocolat, Tuiles aux coco, Cupcakes au kiwi, Claudette’s cake, Cupcakes façon Pain d’épice

Résultat je suis devenue une vraie petite Bree Van de Kamp en herbe. Il est très rare que je débarque chez quelqu’un sans un plat rempli de muffins ou autres gourmandises. Un jour ou l’autre il faudra bien que je me l’offre ce panier en osier kitch : ça compléterait fort bien le tableau.

Je mets un point d’honneur a réussir mes gâteaux et autres mets. Je suis également constamment à l’affût de recettes faciles et pratiques. Parce que oui, mesdames messieurs, ce que je fais n’a rien de compliqué.

Et pourtant, bien que tout ça soit dans les cordes d’à peu près tout le monde (à partir du moment où vous savez faire cuire des pâtes…) l’effet est toujours assez impressionnant. Les gens sont ravis, étonnés ET intéressés. Vous n’imaginez pas le nombre de demandes en mariage que j’ai reçues suite à une dégustation !

Avec un minimum de matériel et de patience je fais donc plaisir à mon entourage et je satisfais au passage ma profonde gourmandise.
En réalité cela va même plus loin que ça. Effectivement, j’en suis au stade où ma mère me choppe par les épaules en me demandant « qu’est ce qu’il se passe ? » lorsqu’elle rentre du boulot et voit que j’ai passé la journée en cuisine. A chaque crise, il y a un gâteau. Croyez moi.

Tout ça pour dire que des articles gourmands, à vous faire baver, à avoir envie d’aller acheter 3 plaquettes de beurre et des œufs à 2h du matin : vous risquez d’en lire quelques uns par ici.

Et oui, Art&Tarte quoi.. Il fallait bien que ça vienne de quelque part:)

Alors ? Prêt à baver ?

Si oui, je vous dis à une prochaine fois sur ces pages et dans la catégorie « Gourmandises » plus précisément !

Lully
Listening To : Fallulah – Only Human
Here is the love, at least for a day Runs out like food, when you can’t pay

Bloguer or not Bloguer ?

Sourire - Liberté - Praline - Sexy

Sourire – Liberté – Praline – Sexy

That is the Question.

Créer un blog. C’est ce qu’on fait quand on a 14ans et un besoin vague, indéfini de s’exprimer. Mais lorsqu’on a retrouvé ses esprits, son cerveau et qu’on se retrouve à 22ans en pleine quête d’identité.. Quelle légitimité à créer un blog ? Pourquoi ?

Je suis une blogeuse. Je l’ai été de mes 14 à mes 20ans. J’ai envoyé sur la toile, de façon totalement hasardeuse, états d’âmes et créations. J’ai écrit lorsque parler me semblait impossible et je vous ai confié tout ça, à vous, qui que vous soyez. Puis, cet espace a disparu, pour des raisons purement technique.Cette page est tournée et pourtant cet espace me manque.

Alors pourquoi pas ?

Une question se pose : Que pourrais-je apporter à la toile de différent qu’une autre jeune femme de ma génération ? Je n’ai pas de réponses à cette question et à vrai dire, j’ai décidé de ne rien en avoir à foutre.
Je suis ce que je suis, je n’essayerai même pas de vous le résumer. (Il faudrait pour ça que je sois capable de me définir moi même !)

Sachez juste que ces pages seront un peu de moi. La gourmande, la rieuse, la gueularde, la passionnée, la rêveuse, l’extrêmiste et la mesurée.

So, are you ready ?
Je crois que je le suis.

Lully
Listening : Same old song – The Weeknd
« Where were you when i needed you 10months ago ? »
Pics : Errances personnelles, Un regard via mon ami Charly

Reading - Espoirs - Running - Oldies

Reading – Espoirs – Running – Oldies